Pour un Noël dans les coeurs

декември 22, 2008

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Dans l’attente du Noël

декември 1, 2008

Nous voilà de nouveau au seuil du Temps sacré. En attente du Noël. Joyeux jours d’Avant à tous !

Nous avons tant d’occasions de nous dire que nous pouvons changer notre vie !

La vie nous donne ses grâces, nos chances…

Depuis que nous avons enlevé l’horloge au – dessus de la porte du salon, et depuis que nous avons mis l’icône de la Vierge avec Jésus à cet endroit, comme si le temps a commencé de circuler différemment pour nous. Il ne court pas tellement vite.

Quand je lève mes yeux pour regarder en haut, là où était l’horloge, je ne vois plus l’heure, mais l’image sacrée, et comme si tout état d’inquiétude et du pressement s’en va de moi.

Le 25 décembre, dans un film sur Père Noël, Père Noël expliquait comment le minuit du Noël, le temps peut s’arrêter, jusqu’à ce que nous dormions. Le temps peut se transformer. Et alors, la minute peut devenir grande comme une heure. Les heures pourraient s’élargir et se différencier des heures habituelles que nous connaissons. Tout cela, sans que nos consciences se rendent compte. C’est comme cela que Père Noël pourrait faire le tour de toute la planète et distribuer tous les cadeaux: en arrêtant la course traditionnelle du temps.

Le 25 et le 26 décembre, j’ai lu un livre de Milena Futchédjieva. Certains de ses personnages vivent dans un univers sans temps. Pour eux, le temps n’existe pas. Ils ont l’éternité, mais ils ne connaissent pas le bonheur. Ils ne sont pas heureux et l’éternité n’est qu’une punition pour eux. L’ éternité n’est pas un privilège dans leur univers.

Je me dis, en réfléchissant sur le temps et sur ces personnages, qu’il vaut mieux être mortel, ne pas posséder l’éternité, mais être heureux : humainement heureux. C’est cela qui compte dans le temps. Dans le Temps.

Les Citrouilles et leur fête

ноември 1, 2008

Oeuvres des enfants des garderies et des écoles à Montréal

Le Bal des Citrouilles dans le Jardin Botanique à Montréal

La veille de Halloween

ноември 1, 2008

Le 31 octobre. La soirée de Halloween. En sortant de la maison, nous marchons et voyons beaucoup de bonbons éparpillés, des morceaux des gâteaux et des sucreries. Est – ce que quelqu’un les a perdus ou les a – t – il éparpillés exprès, comme pour nourrir et apitoyer les fantômes, errants cette nuit ? Y a – t- il des fantômes et des esprits, errant de vrai, flottant dans l’espace ?

Les enfants sont tous enthousiastes pour la fête, habillés dans leurs costumes qui font peur. Les enfants rient et vont à la recherche des chocolats. Les gens leur offrent des bonbons pour supplier et racheter la grâce des monstres et des fantômes que les enfants incarnent avec leurs costumes, ou simplement, pour se racheter des fantômes à l’intérieur de leurs propres êtres.

Dans les rues, il y a aussi des adultes, maquillés et en costumes. Des gens avec des chapeaux sorciers et des masques diaboliques. Il y a des gens, dans cette soirée de Halloween, dont l’apparence fait vraiment peur – avec des visages tout blancs, des larmes ou du sang autour des lèvres, soigneusement dessinés…Mais malgré l’horreur apparente, il y a quelque chose de sympa dans ce déguisement. Halloween est une occasion pour que les adultes redeviennent des enfants. Halloween est l’occasion pour que les adultes se déguisent et se promènent déguisés librement en public. Halloween est l’autorisation de choisir un personnage, triste ou horrifiant, sorcier ou enchanteur, peu importe, mais certainement, la possibilité d’entrer dans une histoire inventée.

Pour les enfants, Halloween est l’occasion de faire la fête, d’affronter leurs peurs, de ramasser des bonbons et de s’en régaler allégrement. Pour les adultes, Halloween, est l’occasion d’exprimer et d’extérioriser le sombre de sa personnalité, en choisissant le personnage effrayant ou impressionnant, celui qui leur convient le mieux. Halloween est l’occasion d’interpréter un rôle de triste ou d’agressive figure visiblement. Halloween est l’occasion de se permettre de faire comme les enfants, même pour une soirée – se déguiser et manger des chocolats. Qui sait quoi d’autre ?

J’ai allumé la bougie orange. J’ai préparé un plat de citrouille. J’ai mis sur la table tout un bol, plein de bonbons en papiers dorés et oranges, au cas où il y aurait de bons esprits qui voudraient en goûter…Jusqu’à ce que nous dormons la nuit.

Les moineaux qui viennent parfois…

октомври 25, 2008

Je vois les moineaux, qui ont apparu subitement à la terrasse. Là, certainement, ils picotent les miettes du pain que j’ai l’habitude de laisser pour eux. Je suis heureuse de les voir, ces moineaux. Ils deviennent les autres invités à ma fête. L’instant, où je me prête de les prendre en photo, ils s’envolent subitement, chassés par un chat gris. Le chat, par contre, s’installe tranquillement à la terrasse. Lui aussi veut témoigner sa présence à cette journée spéciale pour moi. Les apparitions des moineaux et du chat rappellent un défilé de magiques esprits…Des esprits, que je ne pourrais pas nommer, mais dont je saisis la présence. Un témoignage que le monde est merveilleux et imprévisible, peuplé des joies et des secrets. Des apparitions et des subits envols.

J’ai pensé sur l’ensemble des moineaux, qui partagent souvent tout ce qu’ils peuvent se partager, ainsi que sur la solitude du chat après leur envol.

Le 23 octobre

октомври 23, 2008

Avoir un anniversaire ! C’est toujours émouvant. La manière, dont on le ressent à l’intérieur de soi ; la manière, dont on le célèbre à l’intérieur de soi, est le plus important dans ce grand événement.

Qu’est – ce que j’ai fait, moi, à mon anniversaire ?

Je me suis autorisée de dormir jusqu’au 10 heures du matin. Je me suis laissée au soleil, qu’il me réveille. Même si on est au cœur de l’automne, la lumière de soleil, ce matin du 23 octobre, me paraissait bien chaleureuse. Une vraie brillance chauffante.

J’avais des courriels de mes amis de longue date…Comme une confirmation que l’amitié demeure dans et à travers le temps.

Je suis allée à l’église. La grande cathédrale Marie Reine du Monde de Montréal. Là, c’était toujours la présence de la lumière qui m’éblouissait. Les rayons traversaient les vitraux, et leurs reflets colorés et lumineux dessinaient le sol. Quelque chose me rappelait un jeu d’enfance. Comme si la lumière jouait aujourd’hui avec moi. Et sa clémence, dans les couleurs des vitraux, était son cadeau.

J’avais visité auparavant la cathédrale, mais cette fois, j’apercevais des endroits et des statues, des tableaux et des détails qui se détachaient devant moi pour la première fois. J’ai essayé de parler avec moi – même, avec Dieu et les Saints, avec tous ceux que j’aime et que je porte dans mon cœur. J’ai remercié pour la vie. J’ai souhaité que la suite de ma vie ait du sens pour moi et pour le monde.

Sur les bancs, il y avait quelques vieux clochards. Ils avaient probablement trouvé le répit pour cette journée – là.

En sortant de l’église, j’ai juste marché sur les longues rues de la ville. J’ai voulu marcher plus longtemps que d’habitude.

Je me suis rendue dans une boutique, où j’ai acheté un cadeau pour quelqu’un que j’aime moi de longue date. Je me suis dite que mon anniversaire est une bonne occasion de prendre soin pour mes êtres chers. Et j’ai trouvé ce que je cherchais dans la boutique.

J’ai fait, bien entendu, comme à la veille de chaque anniversaire, une longue liste des tâches et des projets pratiques, que j’aimerais réaliser. Je ne suis pas certaine ce que je réaliserais de la liste dans cette unique journée, mais au moins je sais ce qu’il faut faire.

Ensuite, j’ai préparé mon gâteau. Il n’y a rien de meilleur qu’un gâteau d’anniversaire qu’on puisse se préparer personnellement. On y met beaucoup de soi. Je suis curieuse de connaître son goût ce soir, en le découpant. Je suis impatiente de faire mon vœu avant de souffler ma bougie.

Vous, qui lisez maintenant ce texte, Vous êtes aussi mes invités virtuels, et certainement, mes invités spirituels autour mon gâteau d’anniversaire. Merci que Vous soyez ici !

L’immensité du doré…

октомври 19, 2008

Je veux être un peintre pour dessiner tout cela…Pour le dessiner pour vous et pour moi…

La forêt enchantée

октомври 19, 2008

Les feuilles sont tombées sur les branches. Elles sont posées là, comme par une main invisible, rappelant une magique décoration de Noël que la nature – même a faite. C’est ainsi que la nature enveloppe de tendresse ses arbres.

Il y a une étrange lumière, perçante. Cette lumière se faufile entre les branches entrelacées et dessine des silhouettes, empreintes d’une curieuse beauté. C’est seulement nous, les humains, qui sommes en mouvement. Nous traversons cette forêt. Tout le reste autour est comme figé – enchanté par une force inconnue, mais saisissante et remplissante l’espace. La lumière traverse l’air, les feuilles. Elle redonne aux couleurs une vivacité merveilleuse.

Parfois, il y a une feuille qui se détache de sa branche, mais immédiatement, elle est bercée dans le câlin du souffle léger du vent. Aprs, autres branches se protègent au dessous d’elle, et elle y trouve son lit.

L’impression de l’enchantement devient de plus en plus forte et vivace. Il y a comme si des mains habiles invisibles, guidés par un esprit bien inventif, qui a su instaurer cette beauté…On y plonge et plonge, et plonge. De plus en plus profondément. On s’habitue et on s’émerveille toujours de cette lumière transparente, transcendante.

On ne veut plus quitter cette magie immobile, comme si éternelle. Nous sommes les uniques qui bougent, qui avancent et qui tournent dans l’espace enchanté. Ce qu’on entend, ce sont nos pas dans la traversée des feuilles.


Les oiseaux qui sont restés dans la forêt, certainement dorment dans leurs immenses nids, tout proches du ciel.

Et du coup, il y a un autre être qui est en mouvement sur la terre. Un petit serpent. Notre serpent d’automne. Ou l’esprit vif de la forêt enchantée. Nous nous arrêtons devant lui. Il s’arrête aussi en attente. Nous le contemplons. Le petit serpent nous contemple aussi. Sous peu, nous brisons le silence sans vouloir l’agresser inutilement. Nous voudrions juste le contempler encore. Au moment de nos paroles échangées, il sort sa petite langue de serpent, comme pour nous livrer son message. Il nous le dit certainement. Certainement, il comprend notre langue, même nos pensées, mais pas nous les siennes… « Pauvres humains, avez – vous compris que l’enchantement est autour de vous, toujours là ? Que la vie vécue est l’enchantement – même ? »

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